Challes-les-Eaux, Mont-Saint-Michel, Curienne

collines de la marge des Bauges à l'est de Chambéry

La rive nord-est de la trouée des Marches voit s'individualiser, à l'est de Challes-les-Eaux, un groupe de bosses montagneuses qui est séparé du reste du massif des Bauges par les vallées de la Boisserette au sud, de la Leysse au nord et de la Ternèze à l'est. Ce secteur d'échines assez boisées, que son isolement a pu faire qualifier de "massif de Curienne", culmine à la chapelle du Mont-Saint-Michel (895 m) et, plus au nord, au Grand Joueret (809 m) et supporte sur son versant oriental les villages composant la commune de Curienne.

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L'extrémité sud-occidentale des Bauges, à l'est de Chambéry, vue d'avion depuis l'aplomb des Marches.
Ce cliché montre clairement les rapports entre les terrains jurassiques du "massif de Curienne" et ceux de leur enveloppe crétacée (notamment la barrière urgonienne).
On a seulement représenté les structures visibles selon cette perspective :
f.C = faille de Camelot ; a.sJ = anticlinal de Saint-Jeoire ; s.R = synclinal du Mont Ronjou ; a.B = anticlinal de la Boisserette ; ØM = chevauchement du Montgelas-Margériaz.



Carte géologique très simplifiée des environs de Chambéry
(extrémité septentrionale de la Chartreuse et marge sud-occidentale des Bauges)

CCO = chevauchement de la Chartreuse orientale ;
CFB = chevauchement frontal des Bauges ;
CM = chevauchement du Montgelas - Margériaz.

On trouvera en outre, à la page "Bauges W, cartes" une carte géologique corrigeant la carte au 1/50.000° du BRGM (feuille Chambéry) et une carte tectonique représentant les surfaces de couches en courbes de niveau.

Ces petites montagnes sont presque entièrement et exclusivement formées par le Jurassique supérieur qui y affleure en une sorte de dôme structural à relief conforme* car une bonne partie de ses pentes résulte de la dénudation des calcaires tithoniques.

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Les environs de Curienne, vus de l'E-SE depuis le Pic de la Sauge.
a.Bo = anticlinal de la Boisserette ; f.Be = faille de Bellevarde ; f.Ca = faille de Camelot.


Effectivement le Tithonique affleure largement en dalles structurales à l'est de Barby, où il s'enfonce sous le Berriasien des gorges de La Leisse, et surtout dans le versant ouest du Mont-Saint-Michel. D'autre part ces couches plongent vers l'est du côté oriental (dans le secteur de Curienne), mais elles y disparaissent sous le puissant colmatage d'alluvions fluvio-glaciaires de la dépression de Thoiry et de Puygros. Ce dispositif s'apparente donc à un mont jurassien*, qui serait d'ailleurs plus exactement un mont dérivé*, puisque entouré de reliefs sculptés dans les termes plus élevés de la succession stratigraphique.

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Les montagnes entre Challes et Curienne, vues du sud, d'avion, depuis l'aplomb de Myans.
a.R = anticlinal de la Roche de Barby ; f.Ba = faille de Barby ; f.Ca = faille de Camelot ; f.Be = faille de Bellevarde ; s.R = synclinal du Mont Ronjou ; a.Bo = anticlinal de la Boisserette ; ØM = chevauchement du Margériaz.
L'ensemble de cette structure anticlinale, qui affecte ici le Jurassique, s'enfonce vers le nord, au delà de la gorge de la Leysse et de Saint-Jean d'Arvey, sous l'ample voûte de l'Urgonien du Mont Peney.

Toutefois il est apparu aux auteurs qui ont étudié ce massif de Curienne au cours du siècle précédent que la structure observable ne correspondait pas à un simple anticlinal. Ils y distinguèrent trois plis successifs qui le traversaient en biais et étaient (bizarrement) déversés vers l'est (voir figure ci-après : "interprétation A").
Ce sont, du NW vers le SE :
- l'anticlinal de la Roche de Barby, ample pli qui forme l'essentiel de la montagne au nord de Challes mais dont le flanc SE serait étiré par chevauchement vers l'est ;
- le synclinal de Bellevarde qui lui succèderait au niveau de Challes ;
- l'anticlinal de la Boisserette, dont l'ampleur est comparable à celle de l'anticlinal de la Roche et dont la voûte culmine entre le Mont Saint-Michel et Curienne (Montmerlet).

Il faut remarquer que ce faisceau de trois plis ne s'observe pas dans les couches plus élevées de la succession stratigraphique : il n'y a en effet, au niveau de l'Urgonien qui constitue le Mont Peney, qu'un seul bombement anticlinal, très ouvert, qui est clairement celui de l' anticlinal de la Roche et aucune trace des autres plis supposés plus orientaux. Mais cela ne posait pas de problème d'interprétation car cette simplification de la structure, du bas vers le haut de la succession, pouvait aisément être considérée comme un cas de cette dysharmonie* de plissement dont d'autres exemples avaient précisément été décrits pour la première fois dans les Bauges.


Deux interprétations du "massif de Curienne
:
A = enchaînement de trois plis obliques (anciens auteurs) ; B = un seul gros anticlinal accompagné de replis plus modestes (interprétation de cette page du site).
a.R
= anticlinal de la Roche ; a.Bo = anticlinal de la Boisserette ; s.Ro = synclinal du Ronjou ; a.SJ = anticlinal de Saint-Jeoire ; ØCa = faille de Camelot ; f.Be = faille de Bellevarde.


Mais en 1964 ( publication n° 027) il a été montré que le synclinal de Bellevarde était en réalité un compartiment intercalaire effondré entre deux failles, celle de Camelot et celle de Bellevarde (cf plus loin), qui sont obliques par rapport aux plis anticlinaux et à l'allongement N-S de la montagne. Il a été alors considéré (voir figure ci-dessus : "interprétation B") que les deux anticlinaux ne s'enchaînaient pas d'ouest en est par l'intermédiaire d'un synclinal mais qu'ils avaient été juxtaposés, l'un pratiquement dans l'axe de l'autre, par un jeu décrochant le long de ces failles NE-SW (que l'on pouvait supposer dextres, en accord avec le contexte régional).

Enfin on a proposé depuis (M.GIDON, 2005, site "geol-alp") une variante de cette interprétation: elle consiste à considérer que l'anticlinal de la Roche et l'anticlinal de la Boisserette ne sont en fait qu'un seul et unique pli, représentant le coeur de l'anticlinal unique que dessine l'Urgonien du Peney.

En effet, de part et d'autre du tracé des failles de Camelot et de Bellevarde les axes des anticlinaux de La Roche et de la Boisserette se disposent pratiquement dans le prolongement l'un de l'autre (voir le bloc tectonogramme ci-joint).
D'autre part, au nord de la faille de Camelot, le Berriasien des gorges de la Leysse n'est affecté, à l'est de l'ample anticlinal de la Roche, que par un petit anticlinal très aigu. Ce dernier n'a ni l'ampleur ni la forme arrondie de celui de la Boisserette et ne saurait donc en être le prolongement septentrional décalé par décrochement. Enfin une remarque similaire peut être faite pour l'anticlinal de La Roche qui devrait se prolonger au sud de Challes par l'anticlinal de Saint-Jeoire, selon l'interprétation A, alors que ce dernier pli est d'ampleur beaucoup plus modeste.

Cette interprétation dispense de faire appel à une dysharmonie de plissement entre l'Urgonien et le Tithonique. Elle s'accorde aussi avec le fait que les failles qui traversent obliquement cet anticlinal de La Roche - Boisserette ont une orientation sensiblement plus méridienne que celle des failles de la famille des décrochements dextres. Elle conduit à admettre que, n'ayant pas décroché sensiblement l'axe de ce pli, elles ont surtout eu un rejet vertical, donc extensif, et que leur jeu n'a pas nécessairement été postérieur à la formation des plis.
Les implications de cette dernière remarque sont discutées
plus loin dans cette page, à propos de la faille de Camelot.

En définitive l'interprétation retenue ici est celle d'un mont jurassien* unique qui s'efface vers le nord par enfoncement du Tithonique de sa voûte sous le Berriasien de la rive droite de la vallée de la Leysse** et qui est crevé vers le sud, par l'érosion, jusqu'à son cœur de Terres Noires (lequel se perd, à la latitude de Chignin, au sein des Terres Noires du reste du sillon subalpin).

**N.B : Toutefois, pour ne pas trop bousculer la nomenclature ancienne, on a conservé les deux termes d'anticlinal de La Roche et d'anticlinal de la Boisserette pour désigner les deux parties, nord et sud (de part et d'autre de la faille de Camelot), de cet anticlinal principal.

Son large anticlinal représente simplement le cœur de la voûte urgonienne du Peney qui plonge également vers le nord ; il est bordé du côté ouest par des replis plus modestes qui ne sont visibles qu'au sud de Challes et qui plongent de la même façon vers le nord (où leurs couches disparaissent sous les alluvions quaternaires de la plaine de la Leysse).

Ce plongement vers le nord des plis correspond à une disposition très générale dans la partie orientale de tous les massifs subalpins septentrionaux et résulte du soulèvement plus tardif de la chaîne de Belledonne (voir la page "formation des massifs subalpins septentrionaux").

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Challes et le versant ouest des montagnes de Curienne, vus du sud-ouest, depuis les pentes d'Apremont (lieu-dit La Grande Vigne)
NB. cette vue est presque orthogonale à l'axe des plis et montre donc mal leur forme réelle.
f.Ba = faille de Barby ; f.Ca = faille de Camelot ; f.Be = faille de Bellevarde (une faille accessoire est figurée mais non dénommée).
Le profil de la montagne, qui s'abaisse vers la gauche jusqu'en avant-plan de la crête du Peney, correspond au plongement vers le nord de la voûte de l'anticlinal de La Roche de Barby (a.R). Le flanc ouest de ce pli est largement éventré sur le versant visible ici mais sa retombée ouest affleure entre Barby et Challes.
Du côté sud, la faille de Camelot tranche orthogonalement ce pli, à droite du Grand Joueret : elle met dans son prolongement méridional les dalles tithoniques du flanc est du synclinal de Bellevarde, qui forment les pentes occidentales (boisées) du Mont Saint-Michel.
Les notations Tis, Tim et Tii désignent localement les différents niveaux du Tithonique (cela permet de mieux apprécier le rejet dû aux failles).
s.R = synclinal de Ronjou ; a.sJ = anticlinal de Saint-Jeoire.
suite du paysage sur la droite (sud) : voir le cliché ci-dessous
vue panoramique d'ensemble (muette)


Cette structure, fondamentalement simple, est compliquée par le fait que des cassures NE-SW tranchent transversalement ce grand pli et ses replis annexes :

La faille de Barby, la plus septentrionale (non indiquée sur la carte géologique au 1/50.000°), délimite du côté nord les affleurements du Tithonique de la voûte de l'anticlinal de La Roche. Dans les pentes dominant le village de Barby elle remonte le Tithonique inférieur au niveau du Berriasien qui affleure plus au nord. Elle représente peut-être le prolongement de la faille du Pas de la Coche qui se perd sous la plaine alluviale, sur le versant de la Chartreuse, aux environs de Barberaz (voir la page "Montagnole").

La faille de Camelot, qui détermine, à l'est de Challes, le ravin de ce nom, est la plus importante. C'est au voisinage du tracé probable de son prolongement ouest que sortent, dans les marno-calcaires argoviens, les eaux sulfureuses qu'exploite l'établissement thermal de Challes. Il est donc probable que c'est cette cassure qui est à l'origine du rassemblement de ces eaux et de leur remontée rapide vers la surface (depuis une origine profonde qu'implique leur température).

Vers l'est la faille est jalonnée par une lame de roche broyée qui passe au pied sud du Grand Joueret et se poursuit au-delà en passant peu au nord du chef-lieu de Curienne. Puis on perd sa trace dans la vallée de la Leysse en direction de Thoiry, sous les alluvions de ce secteur.

La faille de Camelot a d'abord été interprétée comme la surface d'étirement du flanc oriental d'un pli-faille déversé vers le SE ("interprétation A" de la figure ci-dessus).
Mais elle a un pendage très proche de la verticale et son orientation est nettement oblique par rapport à l'azimut de la schistosité (et donc par rapport à l'axe des plis). D'autre part un tel sens de déversement, très inhabituel dans l'ensemble des massifs subalpins septentrionaux, ne se manifeste dans aucune des autres structures de ce secteur.

Cette cassure a ensuite été interprétée (publication n° 027) comme un décrochement dextre, similaire aux autres failles proches de cette orientation en Chartreuse et dans les Bauges. Cela impliquait que les plis qu'elle sectionne soient décalés de part et d'autre de la faille et que l'anticlinal de la Boisserette était originellement plus oriental que celui de La Roche. Dans cette manière de voir la faille de Camelot est apparue comme pouvant représenter le prolongement nord-oriental du décrochement du Pas de la Fosse (voir la page "Montagnole"), bien que son azimut soit un peu plus méridien (voir aussi la carte structurale de ce secteur).
Toutefois, en raison de la largeur du hiatus d'affleurement occasionné par la trouée des Marches cette corrélation restait entièrement hypothétique. D'autre part on a vu plus haut que le système de failles qui traverse cet anticlinal de La Roche - Boisserette n'a qu'un rejet vertical (puisqu'elles n'ont pas décroché son axe) et qu'elles n'appartiennent donc pas à la famille des décrochements dextres. Cette probable absence de rejet décrochant le long de la faille de Camelot porte à envisager une autre hypothèse qui est celle d'une faille extensive ancienne, antérieure au plissement.

Dans cette interprétation la faille de Camelot pourrait très aisément, compte tenu de l'orientation de son tracé, représenter le prolongement septentrional de la faille du Joigny, qui semble avoir joué au cours du Berriasien, également par abaissement de son compartiment sud - oriental (voir la page "Joigny"). Cette ancienneté expliquerait également que la faille de Camelot ne se poursuive pas, du côté NE, au delà du chevauchement du Margériaz (dont la formation est évidemment plus récente et qui affecte des niveaux plus élevés, où cette faille était sans doute scellée par la sédimentation post-berriasienne).
De plus cette interprétation, par le fait qu'elle invoque une extension qui est susceptible d'avoir affecté toute la série jurassique, jusqu'au Trias, permet sans doute de mieux expliquer le fait que cette cassure serve de chemin pour la remontée des eaux thermales de Challes. Il est même à remarquer que le cachetage vraisemblable de la cassure par les couches du Crétacé peut être un facteur qui a amené à ce que leur émergence se fasse précisément à Challes, lieu où l'érosion a déblayé le plus profondément la couverture crétacée et jurassique supérieure le long du tracé de cette cassure.

La faille de Bellevarde double la faille de Camelot du côté SE. Elle a un tracé sensiblement parallèle mais un rejet plus modeste et surtout de sens opposé (compartiment nord-ouest abaissé).

On peut donc aisément, dans l'interprétation d'une formation par jeu extensif, la considérer comme une faille satellite "conjuguée"* de cette dernière, délimitant avec elle un graben* (alors que cette inversion du rejet s'interprète mal dans l'hypothèse d'un jeu coulissant).
On pensait (ancienne hypothèse) que les affleurements berriasiens de la ferme de Bellevarde correspondaient à un "synclinal de Bellevarde", pli plus occidental que l'anticlinal de la Boisserette, qui aurait été sectionné obliquement et décalé dans le sens dextre par un décrochement. Mais il est plus facile de penser (nouvelle hypothèse) que sa formation soit simplement due à l'écrasement d'un graben* effondré, car l'axe d'allongement de ce fossé tectonique est peu oblique à celui des plis formés ultérieurement à son effondrement.

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La partie méridionale des montagnes de Curienne, vus du sud-ouest, depuis les pentes d'Apremont (lieu-dit La Grande Vigne)
NB. cette vue est presque orthogonale à l'axe des plis et montre donc mal leur forme réelle.

f.Be = faille de Bellevarde ; s.R = synclinal de Ronjou : son axe, plongeant vers la gauche, suit le pied des dalles structurales du Mont Saint-Michel et traverse la vallée de la Boisserette pour passer au Mont Ronjou ; a.Bo = anticlinal de la Boisserette : son coeur d'Argovien est éventré par le cours supérieur du torrent de la Boisserette ; a.sJ = anticlinal de Saint-Jeoire.
suite du paysage sur la gauche (nord): voir le cliché ci-dessus
vue panoramique d'ensemble (muette)


Au sud de Challes le cours aval du ravin de la Boisserette donne une coupe naturelle où les couches inférieures du Tithonique des pentes inférieures du Mont Saint-Michel : elles dessinent d'un façon très évidente un beau synclinal presque symétrique, le synclinal du Mont Ronjou.

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L'extrémité méridionale de la crête du Mont Saint-Michel, vue du sud, depuis la D21, 200 m en amont du Prieuré de Saint-Jeoire (pente septentrionale du Mont Ronjou).
Le sommet du Mont Saint-Michel (895) est masqué par l'épaule de la Croix de la Tête de Beurre (688).
a.sJ = anticlinal de Saint-Jeoire ; s.R = synclinal du Mont Ronjou : les deux charnières synclinales figurées respectivement l'une dans le Tithonique moyen, l'autre à la limite Tithonique - Kimméridgien, sont décalées, parce que la vue n'est pas prise exactement dans l'axe (N-S) du pli.



 Ce pli, dont seul le flanc oriental émerge des alluvions pour armer la butte du Mont Ronjou au sud du lit du torrent de la Boisserette, se suit au contraire, du côté nord: il y détermine un sillon N-S dans les bois du pied des dalles du Mont Saint-Michel. Il était anciennement considéré comme prolongement méridional du "synclinal de Bellevarde" mais son axe est plus méridien que l'allongement du fossé effondré désigné par ce terme et il n'infléchit pas sa direction pour s'y raccorder, aux approches de la faille de Bellevarde qui marque le bord sud-oriental de ce faux synclinal.

À l'ouest de la dépression N-S de Challes - Saint-Jeoire des affleurements de Tithonique inférieur émergent des alluvions dans les bois au nord-ouest de Saint-Jeoire, entre Lachat au sud et Cazard au nord. Ils pendent vers l'ouest, à l'opposé de ceux des basses pentes au sud-est de Challes et représentent donc le flanc ouest d'un pli anticlinal immédiatement plus occidental que le synclinal du Mont Ronjou, l'anticlinal de Saint-Jeoire.

 On pensait anciennement que cet anticlinal de Saint-Jeoire représentait le prolongement méridional de l'anticlinal de La Roche. Mais il ne semble guère en avoir ni la forme ni l'ampleur. Dans la nouvelle interprétation proposée ici, il ne représente qu'un repli mineur entre le synclinal (également mineur) de Ronjou et le grand synclinal de la Chartreuse orientale, qui passe plus à l'ouest sous les alluvions de la trouée des Marches.

Au sud du cours de la Boisserette et de Saint-Jeoire (voir la page "Chignin") la montée axiale des plis fait que le Tithonique et même le Séquanien de l'anticlinal de la Boisserette et du synclinal du Ronjou disparaissent "dans le ciel", de sorte qu'il n'affleure plus que de l'Argovien en marge est du colmatage alluvial de la trouée des Marches. L'échine du Mont Ronjou et des Tours de Chignin, qui domine Saint-Jeoire, est le témoin le plus méridional des calcaires du Jurassique supérieur : ses couches ne subsistent là, en promontoire sortant des alluvions, parce qu'elles sont celles du cœur du synclinal du Ronjou.

 

Aperçu global sur les Bauges occidentales

 Généralités sur les Bauges

cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille Chambéry
voir la carte géologique détaillée du "massif" de Curienne (à reporter sur un fond topographique)


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Carte géologique très simplifiée
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074

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