La crête de Vars, Vars (vieux villages)

montagnes de la rive droite de la vallée du Chagne

Les trois villages de Vars, Saint-Marcellin, Sainte-Catherine et Sainte-Marie s'alignent, du nord au sud, sur les pentes inférieures de la Crête de Vars, au dessus des gorges du Chagne. Ils s'y sont installés sur un replat garni d'alluvions morainiques, datant de la glaciation würmienne, qui offrent un sol cultivable. Cette rive de la vallée appartient au domaine structural briançonnais, alors que les pentes de rive gauche de la vallée, ainsi que la station des Claux, se rattachent, du point de vue géologique, au domaine des nappes de l'Embrunais.

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Le versant ouest de la crête de Vars, vu de l'ouest, depuis les chalets de Rebrun.
f.C = faille de la Céa : cette cassure, presque E-W, affecte uniquement la nappe du Châtelet.
f.L = faille de Lara : il s'agit d'une faille extensive tardive, transversale à la crête de Vars et à pendage vers le NW, qui partage la nappe de Peyre Haute en deux panneaux dénivelés de plusieurs centaines de mètres.



Croquis panoramique des pentes orientales de la vallée du Chagne
(extrait de la publication n° 029, retouché)
(1) = flysch noir (fn), (2) = marbres en plaquettes (cs) ; (3) = brèches du Crétacé supérieur (csb); (4) = Jurassique (Malm M et Dogger D non différenciés) ; (5) = dolomies, respectivement ladiniennes (td : N. du Châtelet) et noriennes (dN : N. de Peyre Haute) ; (6) = calcaires dolomitiques, respectivement anisiens (tc : N. du Châtelet) et noriens (cN : N. de Peyre Haute) ; 7 = éboulements et paquets rocheux glissés sur la pente.
Ø2 = surface de chevauchement de la nappe de Peyre Haute.


Le sous-sol des pentes inférieures et moyennes de ce versant est entièrement formé par la nappe du Châtelet, qui est surtout représentée par ses termes supérieurs, marbres en plaquettes et flysch noir, tandis que les termes plus anciens (calcaires triasiques et jurassiques) n'affleurent que comme des pointements à la faveur d'accidents tectonique mineurs.

Les hautes pentes de la crête de Vars sont constituées par les dolomies noriennes de la nappe de Peyre Haute. La manière dont les couches de cette nappe coiffent cette crête fait presque de celle-ci une klippe*, n'était le fait que ce chapeau se connecte au reste de la nappe du côté nord, à travers la vallée du Rif Bel, en aval de la Magdeleine. En effet la nappe du Châtelet réapparaît symétriquement sous celle de Peyre Haute au revers est de la crête de Vars, dans les pentes dominant le vallon d'Escreins.


Coupe transversale à la crête de Vars
(orientation orthogonale à celle du cliché ci-dessus)


Les couches de la nappe de Peyre Haute affleurent d'autre part en aval (au nord) des villages de Vars, dans les pentes des Estinettes en rive gauche du torrent du Chagne (puis sur les deux rives au nord de la Magdeleine). Ces affleurements sont étudiés à la page "Risoul".

Le versant montagneux des villages de Vars est en outre affecté, au sud de Saint-Marcellin, par un ancien glissement de terrain généralisé (mais stabilisé dans l'ensemble), qui prend naissance dans les escarpements sud de la Crête de Vars (avec le paquet tassé du Crépoun).

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Le versant occidental de la crête de Vars proprement dite vu du sud-ouest depuis le Chatelret
au centre du cliché, le paquet tassé* du Crépoun, formé de dolomies noriennes : il est entouré, en avant-plan, d'un semis de blocs descendus des pentes de Pastourlet.


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Le versant oriental de la crête de Vars proprement dite vu de l'est, depuis le Vallon Claous (rive droite du val d'Escreins).
f.C = prolongement vraisemblable de la faille de la Céa (voir versant ouest de la Crête).
La succession du Trias supérieur de la nappe de Peyre Haute a été subdivisée en distinguant de haut en bas les dolomies noriennes supérieures, litées et à patine sombre (dNs), moyennes très litées à patine blonde (dNm) et inférieures, bréchiques et à patine sombre brunâtre (dNi). A la base affleurent en outre, de façon un peu discontinue, des calcaires marbreux clairs plus ou moins bréchiques (cN) d'âge vraisemblablement carniens.
Cette analyse stratigraphique permet de mettre en évidence un réseau de fractures extensives conjuguées qui disloquent la dalle charriée dans le sens d'un allongement NW-SE (mais ne semblent guère affecter ici sa surface de chevauchement). La famille principale est celles de failles inclinées vers le nord-ouest (vers la droite), famille à laquelle se rattache vraisemblablement, plus au nord la grande faille de Lara (voir versant ouest de la crête).


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La crête de Vars, depuis son arête nord
Chapeaux ("buttes-témoins") de Jurassique et ouverture de crevasses à partir desquelles se détachent des paquets rocheux, destinés à évoluer comme celui du Crépoun.
S0 indique le pendage des couches de dolomies noriennes (il n'y a là pratiquement pas de discordance du Jurassique, en dépit de la lacune du Lias)


aperçu d'ensemble sur le massif d'Escreins
approfondir les vues générales sur la zone briançonnaise méridionale


cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuilles Guillestre et Embrun.

Carte géologique simplifiée des montagnes de Vars et d'Escreins
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074


(Risoul)

Guillestre

Escreins
(Vars ouest)

LOCALITÉS VOISINES

vallon Laugier

(Parpaillon)

col de Vars, Paneyron

Vars Sainte Marie, Couniets
N.B. Les localités entre parenthèses appartiennent à une autre section du site et leur page s'ouvrira avec l'en-tête correspondant à cette dernière.

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