Rochers de Bellevarde et du Charvet
La rive gauche du torrent de la Calabourdane, à l'ouest de Val-d'Isère

Le Rocher de Bellevarde et son jumeau plus méridional, le Rocher du Charvet sont les deux points culminants des escarpements qui dominent la rive gauche de la Calabourdane entre Val-d'Isère et le village du Manchet (endroit où ce torrent reçoit son affluent majeur, le torrent du Pisset, qui draine ce versant occidental de la vallée). À l'ouest de ces deux pitons rocheux s'étend le large domaine d'alpages d'altitude de La Tovière, sur lequel se développe presque la moitié du domaine skiable de Val-d'Isère.

Ces deux montagnes ont l'une comme l'autre une partie supérieure qui est constituée par une épaisse dalle de couches carbonatées (calcaires et dolomies) du Trias moyen, ce qui atteste clairement de leur appartenance à la zone briançonnaise. Dans les deux cas aussi cette dalle s'enfonce vers l'ouest sous les cargneules de la nappe des Gypses, qui constituent les alpages suspendus du Grand Pré et de La Tovière (voir la page "Tovière"). L'entaille du thalweg de la Calabourdane montre que le soubassement de leur matériel briançonnais est constitué par les schistes lustrés de la nappe de Méan Martin qui constituent aussi la rive opposée de la vallée. Au sud du village du Châtelard il les recouvre par chevauchement mais au nord de ce village ce matériel briançonnais semble se raccorder à celui des pentes du Solaise d'une façon sans doute synclinale (toutefois ce raccord y est perturbé par le passage de la faille NW-SE de Solaise : voir la page "Val-d'Isère").


coupe de la rive gauche de la Calabourdane
d'après Deville E., 1987 (extrait de Debelmas et Desmons, 1997), présentation légèrement retouchée.
Le Trias calcaréo-dolomitique de l'unité du Charvet est disposé à l'endroit : il ne peut donc être le simple prolongement de celui de Bellevarde, au contraire disposé à l'envers.
L'une et l'autre de ces unités chevauchent sur l'unité de la Calabourdane, bien caractérisée par son flysch noir. Cette dernière est également disposée à l'envers.
La faille des Lauses n'est pas figurée (elle tranche l'unité du Charvet à l’extrême gauche de la coupe).



 Au sud du Manchet cette bande de matériel briançonnais se poursuit jusqu'aux crêtes des Fours où elle se termine par une structure globalement anticlinale qui est enveloppée par la nappe ligure de Méan Martin (voir la page "Fours"). Cette apophyse méridionale que dessine sur la carte le système globalement déversé vers le SE des unités de Val-d'Isère semble donc correspondre globalement à un anticlinal de nappes (voir remarques générales ** en fin de page).

En dépit de leurs similitudes globales les structures de ces deux montagnes du Charvet et de Bellevarde différent par plusieurs points lorsqu'on les examine dans le détail.

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Le Rocher du Charvet (rive gauche de la Calabourdane) vus de l'est , depuis la Tête de Solaise.
n.Sa = nappe de la Sassière - Sana ; n.mM = nappe de Méan Martin ; n.G = nappe des gypses ; u.Pi = unité des Pissets ; u.Ch = unité briançonnaise du Charvet ; u.Fs = unité briançonnaise des Fours; u.Ca = unité briançonnaise de la Calabourdane ; u.Bv = unité briançonnaise de Bellevarde ; f.Ls = faille des Lauses ; f.C = faille nord du Charvet ; a.Ro = anticlinal du Mont Roup.
"prs" = prasinites ("roches vertes") ; "ts" = trias supérieur bréchique ; "csB" = Crétacé supérieur bréchique ; "jM" = olistolites de marbres jurassiques (?) .

A/ Le Rocher du Charvet se caractérise par le fait que sa dalle de calcaires et dolomies triasiques, qui plonge vers l'ouest sous la nappe des gypses, est disposée en série normale. Elle correspond à une "unité du Charvet" qui s'individualise par le fait qu'elle ne se prolonge que vers le sud-ouest, où elle se poursuit par le Rocher du Mont Roup. Par contre elle s'interrompt à l'est de ce dernier pour faire place à la série briançonnaise très différente qui arme la Roche des Fours. Cette dernière (qui appartient en fait à l'unité de la Calabourdane) est au contraire disposée à l'envers et en outre essentiellement formée là de quartzites triasiques.

Cette limite sud-orientale, que traverse en biais le torrent du Charvet au niveau du chalet de Riondet (voir la page "Pissets"), correspond à une importante cassure, la faille des Lauses, que souligne une bande de cargneules. Elle est orientée presque N-S et fortement pentée vers l'ouest. Mais on la perd vers le sud au sein du Lias des Pissets et vers le nord dans les pentes inférieures de la rive gauche de la Calabourdane (voir plus loin).

D'autre part, vers le nord, la dalle sommitale du Rocher du Charvet ne peut pas se poursuivre non plus par celle, également sommitale, de son jumeau septentrional, le Rocher de Bellevarde, car cette dernière est au contraire disposée en série renversée (voir détails plus loin).

Du fait de l'érosion elle en est séparée par le vallon W-E des Santons, que draine le Torrent du Grand Pré. Or ce vallon, large et ouvert à son amont, a certainement été déterminé par une importante cassure W-E, la faille nord du Charvet, car cette dernière décale la surface de base de la nappe des Gypses en l'abaissant de plusieurs centaines de mètres vers l'est.
De plus la lèvre septentrionale de cette cassure est constituée par les rochers qui arment une crête secondaire W-E culminant au point 2527 en bordure méridionale du vallon des Santons ; de fait leur polarité stratigraphique est celle, inversée, de ceux qui affleurent au même niveau du côté Bellevarde du vallon (voir cliché ci-dessus).

Les pentes inférieures du Charvet montrent des affleurements à partir desquels on a défini l'unité de la Calabourdane. Ici disposée en succession renversée, elle est essentiellement représentée par du flysch noir (qui repose ici sur une dalle de conglomérats du Crétacé supérieur). Ce dernier héberge en outre des copeaux de marbres sans doute jurassiques qui sont interprétés comme des olistolites* et sont typiques de cette unité. Ses couches y reposent sur les schistes lustrés de la nappe de Méan Martin par un contact tectonique qui doit donc être compris comme un chevauchement renversé. En effet ces schistes lustrés ne font que prolonger vers le haut ceux qui forment les pentes de rive droite du vallon, lesquelles s'élèvent jusqu'à la crête de l'Arselle, au sud de la Tête du Solaise (voir la page "Val-d'Isère").

L'unité de la Calabourdane se poursuit vers le sud en constituant, au sud du village du Manchet, les escarpements inférieurs des Rochers des Fours. Mais dans ce dernier secteur on voit s'intercaler entre elle et les schistes lustrés une "Unité des Fours" que sa constitution porte à rapporter à la nappe de la Tsanteleina (voir la page "Fours").

B/ Le versant sud-est de la montagne de Bellevarde tombe, au nord du vallon du Santon, sur les hameaux méridionaux l'agglomération de Val-d'Isère (Le Joseray et Le Châtelard) qui sont installés dans la partie la plus aval du vallon de la Calabourdane (c'est de là que part le téléphérique qui accède à un point situé sur la crête sud, 70 m. en contrebas du sommet).

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Le versant oriental du Rocher de Bellevarde (rive gauche de la Calabourdane), vu du sud-est depuis les abords sud de la Tête de Solaise.
Unités briançonnaises : u.Ca = unité de la Calabourdane ; u.Bv = unité de Bellevarde ; s.Bv = antiforme synclinale de Bellevarde ; a.Fo = anticlinal du Fornet ; ØPi = chevauchement inférieur du Planet ; ØPl = chevauchement du Planet ; n.G = nappe des Gypses ;
Unités de schistes lustrés ligures :
n.Sa = nappe de la Sassière - Sana ; n.MM = nappe de Méan Martin.

Ce versant est partagé à mi-hauteur par un replat allongé à flanc de versant, le Plan de Bellevarde. Il est constitué par les restes d'un colmatage glaciaire latéral qui a dû garnir l'épaulement supérieur qui a été créé par le glacier du maximum wurmien. Ce matériel, abandonné après la fonte de ce glacier, laisse apparaître un substratum de dolomies triasiques qui devait armer cet épaulement. Les rapports de ces affleurements avec les autres du reste du versant ne sont pas clairs. Il est en fait vraisemblable qu'ils se sont mis en place par tassement aux dépens des forts escarpements qui le dominent, de la même façon sans doute que les deux panneaux qui s'étagent en contrebas du sommet de la montagne, pour lesquels cette origine paraît bien caractérisée.

Indépendamment du fait que ce trait de la morphologie quaternaire perturbe le déchiffrement de ces pentes, leur analyse révèle une structure complexe.

Dans sa partie tout-à-fait inférieure, au fond du talweg de la Calabourdane et au débouché du Torrent du Grand Pré, affleurent (comme au pied du Charvet) les schistes lustrés de la nappe de Méan Martin : ils prolongent simplement ceux qui garnissent en rive droite les pentes descendant de la Tête du Solaise (voir la page "Val-d'Isère"). Ils y sont aussi recouverts par du flysch noir représentant à lui seul l'unité de la Calabourdane.
Ce dispositif s'observe vers l'aval jusqu'aux portes du village du Châtelard, où il est tranché brutalement par un couloir fortement penté vers le nord dans lequel ce matériel s'engage pour ne plus réapparaître au delà, même en rive opposée : on peut voir là une inflexion correspondant à l'ébauche de la charnière du synclinal de l'Iseran, dont c'est là la position logique pour expliquer que les schistes lustrés n'affleurent pas plus au nord. Ce dispositif fait place, à l'ouest du hameau de Joseray à un anticlinal de quartzites triasiques à couverture de calcaires anisiens : ce pli poursuit en effet très vraisemblablement le cœur de l'anticlinal du Fornet que décrivent les couches de même âge affleurant au nord comme au sud de la partie orientale de l'agglomération de Val-d'Isère (voir la page "Val-d'Isère").

Dans la partie haute de la montagne les couches calcaréo-dolomitiques du Trias moyen, qui affleurent au sommet et sur sa crête sud, s'avèrent être disposées à l'envers et appartenir donc à une unité de Bellevarde distincte de celles du Rocher du Charvet (où les couches de même âge sont à l'endroit). En fait ces couches sommitales décrivent un pli antiforme* déjeté vers le nord dont le cœur semble être occupé, plus bas dans le versant, par l'anticlinal du Fornet (voir cliché précédent). L'axe, presque E-W, de ce synclinal de Bellevarde plonge vers l'ouest, de sorte que la voûte antiforme des calcaires ladiniens de ce pli s'enfonce dans cette direction sous les cargneules des alpages du Grand Pré.

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Les pentes au nord du Rocher de Bellevarde, vues du nord depuis le Pas de La Tovière.
ØG = chevauchement de la "nappe des Gypses" ; s.Bv = antiforme synclinale de Bellevarde ; f.nB = faille nord de Bellevarde.
tcL = calcaires ladiniens ; tdni = dolomies ladiniennes noires inférieures ; tdbl = dolomies ladiniennes blanches ; tdns = dolomies ladiniennes noires supérieures.

Mais ces cargneules, qui sont rapportées à la nappe des Gypses, se prolongent par la large bande de cargneules du vallon de la Tovière qui contourne par le nord les escarpements du versant septentrional du Rocher de Bellevarde et y descend pratiquement jusqu'au lit de l'Isère (voir la page "Tovière"). C'est par ce trait de relief, dont l'origine est structurale que se termine du côté nord ce chaînon. Cela traduit le fait que l'antiforme synclinal de Bellevarde enroule également la surface de contact des cargneules sur les couches dolomitiques du versant septentrional (celle-ci est d'ailleurs mise à nu par l'érosion a en plusieurs points, où elle apparaît alors sous forme des dalles redressées) : ceci signifie que ce pli est postérieur au charriage de la nappe des gypses.

Compte tenu de l'absence avérée du Carnien de ce côté du vallon et la polarité renversée des couches du Trias moyen qu'elles recouvrent, il n'y a aucune ambiguité quant au fait que ces cargneules enduisent là un contact tectonique. Par contre la situation est beaucoup plus douteuse en bordure nord, opposée, du vallon de la Tovière : en effet les cargneules y recouvrent un Trias moyen disposé à l'endroit et par l'intermédiaire de niveaux d'âge carnien, ce qui peut correspondre à un contact stratigraphique.

C/ Les abrupts septentrionaux du sommet de Bellevarde, formés par les couches du Trias moyen, appartiennent déjà à la retombée nord de l'antiforme synclinale de Bellevarde, déversée là vers le vallon de la Tovière.


Les abrupts septentrionaux du sommet du Rocher de Bellevarde : vue complémentaire depuis la crête de la Tovière, à l'est des chalets supérieurs de La Tovière.
f.nB = faille nord de Bellevarde.
N.B. : les rochers de tout premier plan sont ceux de la Crête de la Tovière.

Mais en outre ce flanc du pli y est tranché par une cassure, la "faille nord de Bellevarde" qui, après avoir suivi la base des abrupts nord du sommet de Bellevarde, s'engage vers le NE dans les escarpements inférieurs de ce versant.

En effet au pied de ces abrupts sommitaux on ne voit pas ces couches décrire la poursuite d'un enroulement régulier qui les ferait passer en flanc inverse au pied oriental du piton 2758. Au contraire les couches qui affleurent plus bas que la petite jupe d'éboulis du pied de ces abrupts restent sub-verticales et orientées vers le NE. C'est d'ailleurs cette disposition de leurs strates qui détermine des vallonnements qui finissent par descendre dans le versant (où ils sont recoupés de talus par-avalanches) en ne s'écartant que très lentement de cette orientation (voir la figure suivante).
Enfin le rejet de cette faille a pour résultat que sa lèvre septentrionale (inférieure) est formée de calcaires et dolomies ladiniennes dont les couches sont parallèles au plan de cassure et ont une polarité base au sud. Au contraire les couches supérieures, coupées en biais, ont une polarité inverse, base au NW (vers la droite).

Cette observation est à rapprocher du fait que, dans le versant septentrional de la montagne la carte géologique indique qu'une bande régulière de calcaires triasiques s'intercale longuement entre deux bandes de dolomies ladiniennes (voir cliché ci-dessous). Son dessin conduirait à conclure qu'il y existerait un anticlinal couché aplati, à cœur de calcaires et à flancs dolomitiques isoclinaux.

Toutefois on peut d'abord remarquer qu'un pli ayant une telle géométrie isoclinale, impliquant l'étirement de ses flancs, paraît assez peu compatible avec la faible plasticité ordinaire de ce genre de roches. D'autre part on cherche vainement le moindre indice d'une charnière anticlinale au sein de cette bande de calcaires triasiques, dont les couches restent parallèles à quelque niveau qu'on les considère.

En fait cette disposition doit sans doute s'interpréter en prenant en compte la grande vraisemblance du prolongement, dans ce versant, de la faille nord de Bellevarde : celle-ci peut alors apparaître comme le résultat de la rupture de la charnière d'un pli ancien (dont semble témoigner les polarités inverses des strates de ses deux lèvres), le tout ayant postérieurement été tordu par le rebroussement vers le SE de l'antiforme de Bellevarde.

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La montagne de Bellevarde, vue du nord depuis les pentes inférieures de la Grande Sassière (Plan de la Casette) : la relativement grande distance de cette prise de vue a pour avantage de réduire beaucoup les déformations perspectives.
f.nB = faille nord de Bellevarde ; ØPl = accident du Planet ; ØG = chevauchement de la "nappe des Gypses" ; ØsL = chevauchement des nappes de schistes lustrés de La Sana.
s.Bv = synclinal couché de Bellevarde.

Ce dispositif pourrait donc être le résultat de la déformation d'un repli anticlinal secondaire du grand pli anticlinorial* du Villaret (voir la page "Franchet"), par écrasement de son cœur de quartzites et glissement relatif de ses flancs. Ceci est d'autant plus vraisemblable que le tracé probable de la faille nord de Bellevarde mène, en rive opposée de l'Isère, aux accidents (soulignés de cargneules) qui limitent les affleurements de quartzites en position anticlinale qui s'observent en contrebas ouest de la Pointe du Front (voir la page "Val-d'Isère").
Cette rupture, finalement extensive, peut d'autre part être mise sur le compte du plissement plus tardif qui a créé le synclinal de Bellevarde, en l'attribuant à l'allongement relatif qu'a dû subir alors l'extrados de ce grand pli.

 

 

** Les rapports entre les unités de Val-d'Isère méridionales apparaissent capricieux et dénués de logique structurale. En fait deux thèmes de déformation se dégagent de leur examen d'ensemble:
- un plissement par plis couchés à axes presque N-S (Roche et haut vallon des Fours) allant jusqu'à renverser complètement, sur des longueurs kilométriques des succession à caractère briançonnais. (Bas vallon des Fours et soubassement du Roc Charvet).
- une fragmentation extensive par de grandes failles qui recoupent les deux flancs de ces plis couchés. Elles sont complètement verticales comme celle du Charvet (presque E-W et à lèvre nord abaissée) et celle des Lorès (NW-SE à lèvre sud-ouest abaissée) ou au contraire pentée vers l'ouest comme celle des Lauses du Roc du Charvet. Pourtant ces failles juxtaposent des compartiments à successions stratigraphiques dissemblables, qui interdisent de leur attribuer un rejet seulement vertical, quel que soit le sens de celui que l'on peut envisager de leur attribuer...

Au demeurant ces bizarres agencements d'unités se développent au cœur d'un grand anticlinal déversé vers le SE que dessine la nappe de schistes lustrés de Méan Martin, laquelle est repoussée en rétro-chevauchement* sur les nappes ligures de Maurienne par un accident cargneulique prolongeant l'unité du Prariond (voir la page "Galise").

aperçu général sur la Vanoise


cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuilles Tignes et Lanslebourg


Carte géologique simplifiée des abords septentrionaux de Val-d'Isère

redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M. Gidon (1977), publication n° 074


plus au nord ;
plus à l'ouest < cartes voisines > plus à l'est
plus au sud
Autre découpage de la même carte, par coupures moins agrandies et couvrant des secteurs plus larges


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