Col de l'Arc, Crête des Crocs
La crête orientale du Vercors entre Pic Saint-Michel et Cornafion
A/ côté est ; B/ côté ouest ; C/ vues d'ensemble

Le Col de l'Arc, qui est le passage le plus septentrional pour franchir le chaînon oriental du Vercors, se situe immédiatement au sud du Pic Saint-Michel (voir la page "Pic Saint-Michel") et sépare ce dernier de la Crête des Crocs (voir la page "Cornafion"). Il constitue une large interruption dans la longue crête rocheuse qui court depuis le chaînon du Moucherotte au nord jusqu'à celui du Gerbier au Sud . Son entaille se prolonge à l'ouest par le vallon de Machiret qui descend vers Villard de Lans et à l'est par le ravin des Charbonniers (prolonge aval de celui du Col de l'Arc) qui aboutit à Saint-Paul de Varces.

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Le versant oriental du chaînon du col de l'Arc, vu d'avion, du NNE (depuis l'aplomb de Varces).
ØE = chevauchement de l'Éperrimont proprement dit (légérement plongeant vers la gauche) + surface structurale de l'Agnelon (son prolongement ouest présumé) ; f.L = faille du Lavanchon (fortement pentée elle coupe presque orthogonalement la surface de l'accident précédent) ; s.C = synclinal du Cornafion ; f.O = faille des Rochers de l'Ours ; f.S ; faille de Saunier ; f.Ch = faille des Charbonniers ; Øag = chevauchement des Agnelons ; ØCr = chevauchement des Crocs ; ØsA = chevauchement de Saint-Ange.


Du point de vue structural l'entaille du Col de l'Arc constitue une frontière entre les deux tronçons du chaînon du Vercors oriental qui s'y succèdent de part et d’autre et qui se révèlent assez dissemblables (voir les pages "Pic Saint-Michel" et "Cornafion"). Elle est assez profonde pour être susceptible de montrer quels sont les rapports structuraux entre le tronçon septentrional caractérisé par la présence de la voûte anticlinale du Moucherotte et celle du chevauchement de Saint-Ange et, d'autre part le tronçon méridional essentiellement structuré par le renversement du flanc oriental du synclinal de la Fauge en un repli dit "synclinal du Cornafion".

 


A / Versant oriental

1 - Au nord du ruisseau des Charbonniers

Sous les abrupts du Pic Saint-Michel, entre l'épaule du Pré du Four et le Col de l'Arc, à la faveur du fort rentrant du ravin des Charbonniers - Col de l'Arc, on bénéficie d'une coupe naturelle presque E-W, donc très oblique au reste du chaînon : elle est fondamentale à analyser car elle montre la structure profonde du chaînon du Moucherotte, examinée plus au nord la page "Pic Saint-Michel".

Depuis la grotte du Pré du Four (voir description à la page "Saint-Michel") jusqu'au thalweg du ruisseau du Col de l'Arc on constate que le chevauchement de Saint-Ange fait reposer les marnes de Narbonne sur une lame d'Urgonien épaisse d'une dixaine de mètres formant le toit de la grotte et qui semble donc avoir valeur de crochon d'entraînement étiré. Sa surface se poursuit vers l'ouest en s'abaissant doucement (précisément de 50 m sur 800 m de distance). Sous cette lame, que l'on doit donc rattacher à la base du chevauchement, on voit effectivement réapparaître la succession crétacée autochtone*qui est visible plus au nord au plateau Saint-Ange. Ses couches reposent stratigraphiquement sur la puissante dalle urgonienne du rebord oriental de ce plateau (falaise des Rochers du Pré du Four) avec le même pendage vers l'ouest que celui de cette dernière. Ce pendage étant bien plus élevé que celui du chevauchement cela laisse s'ouvrir en contrebas vers l'ouest un espace où la succession chevauchée se complète, au dessus de l'Urgonien, par des termes de plus en plus récents, jusqu'aux couches sénoniennes qui se prolongent en rive droite (sud) du thalweg dans le rentrant boisé du Bacon (voir plus loin).

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Le versant sud-oriental du col de l'Arc vu du sud-est, d'avion, depuis l'aplomb de la montagne du Pieu (voir à la page "Comboire" la suite du paysage vers la droite) .
ØCr = chevauchement des Crocs ; ØsA = chevauchement de Saint-Ange ; ØB = chevauchement du Bacon et de la grotte du Four.
s.C = charnière du synclinal du Cornafion ; f. S = faille du Saunier ; f.Ch = faille des Charbonniers ; f.A = faille de l'Arc.
Les petits schémas indiquent la disposition spatiale des couches en différents points.

Au dessus de la surface de chevauchement la succession des termes stratigraphiques chevauchants se poursuit parallèlement à cette surface, jusqu'à l'Urgonien du sommet du Pic Saint-Michel. Mais ses couches ne dépassent pas le thalweg vers l'ouest car elles y butent contre les couches urgoniennes qui affleurent en rive droite par le jeu d'une faille du col de l'Arc, que l'on suit vers le haut jusqu'à la crête du chaînon (où elle détermine le col). Son tracé cartographique dessine, au franchissement de cette dernière, un V topographique très ouvert vers le NE et une construction géométrique faite sur cette base conduit à attribuer à sa surface de cassure un azimut proche de N130 avec un pendage vers le NE de l'ordre de 40°.


Coupe du versant septentrional du Col de l'Arc (revers méridional du Pic Saint-Michel).
ØsA = chevauchement de Saint-Ange ; ØB = chevauchement de la grotte du Four et du Bacon ; f.A = faille de l'Arc ; la charnière du synclinal du Cornafion (chevauchée par la faille de l'Arc) est représentée mais non nommée.
f.Bl = faille des Blancs ; f.M = faille de Machiret ; f. S = faille du Saunier.
(voir aussi, plus au nord, à la page Lans, la coupe du Pic Saint-Michel).

Tous les auteurs antérieurs ont considéré que cette cassure était seulement le prolongement du chevauchement de Saint-Ange, affecté seulement d'un changement d'attitude. Mais cette opinion ne paraît pas pertinente pour plusieurs raisons dont la première est que cette modification ne correspond pas à une incurvation progressive mais au passage brutal à une surface de cassure plane et dont l'azimut est très différent. Une autre hypothèse est de considérer que cette faille de l'Arc se raccorde au chevauchement et a fonctionné en même temps que lui, en jouant le rôle d'une rampe latérale* très oblique en azimut comme en pendage, par rapport à surface basale de ce chevauchement.

D'autre part une question se pose concernant ce qu'il advient de cette cassure vers le bas, là où elle rejoint la lame urgonienne du toit de la grotte du Pré du Four. En fait il est peu vraisemblable qu'elle se prolonge vers le bas en suivant le thalweg qui rejoint le ruisseau des Charbonniers et qu'elle traverse cette lame car cette dernière semble bien se prolonger de part et d'autre du ravin (en accroissant d'ailleurs brutalement son épaisseur sur la rive opposée, méridionale). Elle se prolonge donc en suivant sa surface supérieure, jusqu'à rejoindre le chevauchement du Bacon à l'emplacement de la grotte.

2 - Au sud du prolongement du ruisseau du Col de l'Arc par celui des Charbonniers

En définitive il apparaît donc que la faille de l'Arc n'est pas le prolongement méridional terminal du chevauchement de Saint-Ange puisque plus bas, au SW du Ruisseau des Charbonniers, on atteint les affleurements de Crétacé médio-supérieur du Bacon : or ceux-ci qui appartiennent à l'"autochtone " du chevauchement de Saint-Ange et réapparaissent là sous un court chevauchement du Bacon qui prolonge vers le SW celui de la grotte. Ce dernier est donc le prolongement obligatoire de la surface sub -horizontale du chevauchement de Saint-Ange et il en résulte que la faille de l'Arc (disposée bien différemment) n'est en réalité qu'un accident secondaire, greffé là en biais sur le chevauchement principal et qu'elle partage en deux la tranche charriée par lui.


Coupe à l'ouest de Saint-Paul de Varces (structure en rive gauche du Ruisseau des Charbonniers).
ØsA = chevauchement de Saint-Ange ; ØC = chevauchement des Crocs ; ØB = chevauchement du Bacon ; f.B = chevauchement des Blancs ; f.Cl = faille des Clots ; f.S = faille de Saunier ; s.C = synclinal du Cornafion.

a) Dans le secteur du Bacon.

On s'attendrait donc à voir se prolonger longuement le chevauchement du Bacon (de Saint-Ange) en direction du sud. Mais on constate au contraire qu'il ne se poursuit que sur environ 1 km, seuement jusqu'à l'endroit où il atteint le sommet du ravin des Charbonniers. Il se rencontre en ce point avec le tracé NW-SE la faille des Charbonniers (voir la page "Cornafion"), là où ce dernier s'interrompt lui aussi, vers le haut. Or cela résulte indéniablement de ce que ces deux cassures s'y raccordent, en dépit de leur orthogonalité.

Cette situation est paradoxale en ceci que la faille des Charbonniers est dotée d'un rejet vertical important (près de 300 m) qui abaisse sa lèvre nord (celle du Bacon, chevauchée), tandis que les couches affleurant au dessus du chevauchement ne se sont ni rompues ni tordues et se raccordent en succession stratigraphique avec celles de la lèvre sud de la faille. Il est donc exclu de considérer que la connexion de ces deux accident résulte d'une torsion de l'une par l'autre et obligatoire de considérer qu'ils ont fonctionné ensemble. Compte tenu de l'azimut de la faille et des pendages ouest des couches qu'elle affecte cela conduit à un coulissement sénestre des deux lèvres à bordures dièdres, ceci selon un azimut voisin de N130 (proche de E-W).

Cela veut dire que le dispositif du Bacon sépare en fait 3 volumes rocheux distincts :

 - celui des Rochers de la Bourgeoise et du Pré du Four, se prolongeant jusqu'à inclure la lèvre nord de la faille des Charbonniers, qui se rattache à l'autochtone de Saint-Ange ;
- celui du Pic Saint-Michel, constitué par la succession crétacée à l'endroit (seulement affectée par l'anticlinal du Moucherotte) et qui est déplacé par le jeu du chevauchement de Saint-Ange sensu stricto ;
- celui du Cornafion, affecté par son ample synclinal du même nom, qui inclut la lèvre sud de la faille des Charbonniers et se ferme vers le NE, par pincement entre les deux précédents, à la grotte du Pré du Four. Il représente le prolongement méridional de la tranche rocheuse affectée par le chevauchement de Saint-Ange et se rattache vraisemblablement, vers le SE, à la tranche rocheuse entrainée par le chevauchement de l'Éperrimont qui inclut une base de Jurassique supérieur (voir la page "Éperrimont").

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Le versant est de la crête des Crocs, vu du nord-est, d'avion, depuis l'aplomb de Saint-Paul de Varces.
s.C = synclinal du Cornafion, au niveau de l'Urgonien inférieur. Son axe est tordu : au Bachasset il est orienté presque tangentiellement au versant, c'est-à-dire N.45 ; au Saunier et surtout au Bacon il devient plus transverse (pratiquement N-S) puis il rentre dans la montagne de la gauche vers la droite, avant d'être tranché en travers par "f.Ch" puis par "f.A" (apparemment raccordées).
ØCr = chevauchement des Crocs ; ØBs = chevauchement du Bachasset ; ØB = chevauchement du Bacon (et de la grotte du Pré du Four) ; ØsA = chevauchement de Saint-Ange ; ØrC = chevauchement (mineur) du Roc Cornafion ; ØrO = chevauchement (mineur) des Rochers de l'Ours.
f.O = faille de l'Ours ; f.S = faille du Saunier ; f.Ch = faille du ravin des Charbonniers ; f.A = faille du col de l'Arc ; f.nA = faille nord du col de l'Arc.
N.B. : dans les escarpements qui dominent le talus du Bachasset, on distingue bien la striation par des ravines parallèles dont le dessin témoigne de l'ondulation sigmoïde des couches du flanc oriental du synclinal du Cornafion à cette latitude (et qui n'existe plus au NE de la faille du Saunier).


La faille du col de l'Arc, qui partage donc en deux tronçons la tranche rocheuse charriée, se signale par sa direction oblique à la direction du mouvement et par la différence de constitution des tronçons qu'elle sépare. Cette observation porte à se demander s'il ne s'agit pas d'une cassure antérieure au charriage et réactivée à l'occasion de celui-ci. Or, à la grotte du Pré du Four, le chevauchement du Bacon se connecte aussi (quoique de façon différente) à l'extrémité orientale de la faille de l'Arc, laquelle a sensiblement la même orientation N.130 que la faille des Charbonniers. On est donc conduit à conclure à un raccord N-S des deux terminaisons respectives de ces failles proches de la verticale par l'intermédiaire du tronçon chevauchant du Bacon, considérant ainsi ce dernier comme une surface de glissement peu pentée vers le SE, selon laquelle ces deux tracés ont été décalés dans un mouvement comportant une composante de vergence nord (le compartiment supérieur étant décalé dans cette direction).

En définitive cette interprétation rend plausible l'idée que la faille de l'Arc et celle des Charbonniers sont peut-être les deux morceaux d'un seul accident ancien, transversal en oblique au chaînon, qui ont été décalés à mi-pente par le jeu du chevauchement de Saint-Ange.

b) Au dessus du Bacon

Les couches de l'abrupt urgonien du chevauchement du Bacon représentent la base d'un affleurement beaucoup plus étendu vers le haut que celui de la grotte du Four, puisqu'il s'élève jusqu'au Pas de l'Aire. Les bancs urgoniens qui le constituent se montrent ployés par la charnière du synclinal du Cornafion, laquelle prolonge celle des abrupts inférieurs du Roc Cornafion, plus méridionaux, mais disparait vers le nord en atteignant le ravin du Col.

Il est notable que, dans cet intervalle, cette charnière subit deux modifications :
- la première est qu'elle est beaucoup moins ouverte du fait que son flanc oriental est bien moins redressé que son équivalent plus méridional : les couches renversées qui le constituent sont plus rabattues vers l'ouest et prennent donc un pendage vers l'est plus modéré. On peut y voir une amorce d'écrasement sous le tronçon charrié septentrional, annonçant celui de plus en plus acentué qui aboutit à son effilement final, du côté E, au sud du Pré du Four ;
- la seconde est que l'axe de cette charnière synclinale subit une torsion azimutale de sens anti-horaire qui le fait passer, d'une orientation N45 au sud de la butte de Saunier, à N-S à la latitude du Bacon et enfin à NW-SE dans les pentes de rive droite du ravin du col de l'Arc. En fin de compte l'Urgonien renversé dessine là une voûte antiforme qui semble y buter contre la faille de l'Arc (et peut-être s'enfoncer sous la surface de cette faille). Cette torsion axiale exprime sans doute un effet d'entraînement horizontal sénestre qui aurait été exercé par le jeu de cette cassure.

Au dessus du Pas de l'Aire l'Urgonien renversé du flanc supérieur du synclinal du Cornafion est recouvert, en forte discordance angulaire, par des couches du Barrémien supérieur qui sont disposées à l'endroit avec un pendage ouest modéré. Cette disposition discordante correspond à la surface basale du chevauchement des Crocs, dont le tracé court sur ce versant oriental une centaine de mètres en contrebas de la ligne de crête, jusqu'au col de la Pierre Vivari (peu au nord des Rochers de l'Ours). Comme il traverse symétriquement le versant occidental en rejoignant le haut du vallon de Font Froide cela lui fait isoler un chapeau dont la constitution en terme de succession des couches est remarquablement similaire à celle du Pic Saint-Michel et qui semble se raccorder avec lui par le pédoncule du col de l'Arc (où sa base de Barrémien inférieur fait pont par dessus l'antiforme de d'Urgonien renversé sous-jacent) ; c'est donc une péninsule allochtone avancée vers le sud, presque une klippe*, qui forme la Crête des Crocs.

Ce raccord n'est pas parfait car le pont qui l'assure est en réalité franchi par la branche supérieure de la faille du col de l'Arc, qui abaisse sa lèvre orientale de quelques dizaines de mètres, sur l'un comme sur l'autre des versants de la crête. On peut néanmoins penser qu'il s'agit là d'un rejeu tardif d'un accident secondaire venant recouper verticalement la faille initiale, pentée à ce niveau vers le nord, laquelle mettait originellement bout à bout le chevauchement des Crocs et le corps principal de la faille du col de l'Arc.

D'autre part l'interprétation ancienne, qui consistait à faire passer le chevauchement de Saint-Ange par le col de l'Arc rencontre là une difficulté majeure. En effet cette option supposait que sa surface se redresse fortement à l'ouest du Pré du Four, pour s'élever d'est en ouest jusqu'à ce col, puis à basculer fortement en sens inverse pour plonger vers l'ouest sous la créte de Crocs et sous le versant ouest du Pic Saint-Michel. Une telle sinuosité est bien improbable et théoriquement peu plausible.

Ce chevauchement des Crocs constitue donc en fait l'élément le plus méridional d'un faisceau de cassures du col de l'Arc, dislocation transverse qui délimite vers le sud la tranche septentrionale de couches charriées par le chevauchement de Saint-Ange (qui englobe le Pic Saint-Michel). Or le jeu de ce faisceau de cassures obliques au chaînon se révèle en outre être avoir comporté un serrage, grossièrement NE-SW (proche de N.30°), entre les deux portions du chaînon qui s'y affrontent (voir la page "Pic Saint-Michel"). De ce fait leurs relations correspondent en fin de compte à un "emboutissage" de sa lèvre sud-occidentale dans et sous sa lèvre nord-orientale. On peut penser que cette particularité trahit une antériorité de l'existence de ce système de cassures par rapport au chevauchement qui a transporté la tranche rocheuse qu'il affecte.

Enfin, toujours sur ce versant est du chaînon mais environ 500 m au sud du col, les couches à pendage est de l'Urgonien du flanc oriental du synclinal du Cornafion sont affectées par la faille de Saunier dont le tracé a un azimut proche de N.150 et s'interrompt vers le nord en butant contre le chevauchement des Crocs (voir la page "Cornafion") : il est à présumer qu'elle se poursuit sous ce dernier "en tunnel" car on retrouve sur le versant ouest du Col les deux failles de Font Froide qui ont sensiblement les mêmes orientations et s'engagent de façon similaire sous ce chevauchement (voir ci-après).

 


B/ Le versant ouest du col de l'Arc est assez fortement entaillé, en biais vers le NW par rapport à la crête, par le vallon de Font Froide. Ce dernier offre sur chacune de ses rives une coupe naturelle mais, bien que parallèles elles sont remarquablement peu semblables, de sorte que l'on peine à corréler avec les dispositions visibles d'un versantà celui opposé.

1- La coupe septentrionale, de la rive droite du vallon, traverse en biais, selon un azimut NW-SE, le versant sud-ouest du Pic Saint-Michel. On y observe un ensemble de dislocations, complexe dans le détail, qui a été interprété (notamment sur la carte géologique) comme un pli-faille* dessiné par l'Urgonien : il serait en effet doté d'un flanc inverse étiré et rompu par une belle surface de chevauchement plongeant vers l'ouest et reposant sur du Sénonien.

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Le versant occidental du col de l'Arc vu du sud-ouest, depuis le sentier de flanc de versant de la crête des Crocs (lieu-dit Fontaine du Berger).
f.Si = faille de La Sierre (à l'extrême gauche les couches qui sont dessinées au dessus du tireté lâche jaune affleurent sur un plan topographique situé plus en arrière) ; f.nA = faille nord de l'Arc ; a.M? = anticlinal du Moucherotte ou crochon de chevauchement (?) ; f.A = faille de l'Arc ; ØCr = chevauchement des Crocs (l'astérisque localise le passage du chemin où le contact tectonique est observable) ; f.Fn = faille nord (présumée) de Font Froide.
Ui.s = partie supérieure de la masse urgonienne inférieure ; c.O = niveau des couches à Orbitolines ; pc.O = niveau des "pseudo couches à Orbitolines" ; Ui.i = partie inférieure de la masse urgonienne inférieure.


Toutefois l'analyse de ces pentes conduit à contester cette interprétation, ceci en premier lieu parce que, en fait, cette coupe naturelle n'est pas orthogonale à la crête du chaînon ni d'ailleurs à la direction du regard. En réalité elle leur est orientée très en biais, selon le N150 (c'est ainsi que la faille "f.Fn" a un tracé N140 et un pendage de l'ordre de 40° en direction du N60, soit vers l'arrière-plan droit).

Un point particulièrement décisif concerne la lame rocheuse de l'escarpement qui domine le vallon de Font Froide : en effet son interprétation comme un flanc inverse étiré se heurte à plusieurs difficultés qui portent à l'abandonner.

- En premier lieu cette lame n'affleure pas sur le même plan que celles dessinant la charnière, mais en avant-plan. En fait leurs couches sont séparées par une cassure qui apparaît comme le prolongement de la faille du col de l'Arc ("f.A"). En outre l'Urgonien du flanc supérieur de la charnière est tranché du côté droit par la paléofaille de la Sierre, qui est elle aussi sectionnée par la surface de la faille du col de l'Arc. Au total aucun renversement des couches assurant un raccord avec cette charnière n'est observable.
- En deuxième lieu les couches de cette lame de Font Froide, qui est limitée par la faille globalement très rectiligne notée "f.Fn", dessinent un repli décamétrique à vergence ouest : cette dernière témoigne d'un cisaillement par entraînement sous ''f.A", mais pas d'un étirement comme le voudrait l'interprétation en flanc inverse.
- le troisième point concerne le raccord proposé pour cette lame (supposée renversée) avec l'Urgonien de la Crête des Crocs (qui est à l'endroit et dépourvue de la charnière indiquée sur la carte). En réalité on observe, là où le chemin franchit l'escarpement final de la montée au col (astérisque au bord droit du cliché ci-dessus) que cette lame s'y termine en se faisant tronquer en biseau par la surface du chevauchement des Crocs (ØC), ce qui la fait recouvrir en chevauchement par le Barrémien inférieur de la base de succession effectivement chevauchante qui constitue cettte crête (voir les clichés ci-après).

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La partie supérieure de rive gauche du vallon de Font Froide , là où le chemin franchit son rebord pour atteindre les alpages du col de l'Arc. (cliché original obligeamment communiqué par M. Yves Bardou).
f.cA = faille du col de l'Arc ; ØCr = chevauchement des Crocs (la grosse flèche localise le passage du chemin où le contact tectonique est observable) ; f.Fn = faille nord (présumée) de Font Froide.

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Vue rapprochée de la surface de chevauchement des Crocs (prise de vue orientée à peu près vers l'est).
Le regard est dirigé presque en tangence avec la surface de chevauchement affectant l'Urgonien de la lèvre inférieure, qui fait saillie vers l'observateur ; elle a été dénudée par le creusement du chemin et s'enfonce sous le talus de la partie haute du cliché.
s1 = feuillets schisteux mylonitiques, inclinés très en oblique par rapport aux bancs (ces derniers non discernables à ce niveau du compartiment chevauchant). Leur disposition amène à conclure au sens de mouvement qui est indiqué par les grosses demi-flèches.


En définitive il s'avère que la lame urgonienne de la rive droite du vallon de Font Froide appartient au soubassement du chevauchement des Crocs : il s'agit donc vraisemblablement d'un fragment de l'Urgonien des abords de la charnière du synclinal du Cornafion, détaché par le jeu (sénestre et oblique à ce pli) d'une faille parallèle à celle du col de l'Arc (mais affectant le soubassement du chevauchement des Crocs). On peut sans doute la comparer, sous l'angle des rapports de cette faille et avec l'Urgonien de sa lèvre méridionale, avec la lame urgonienne coiffant la grotte du Pré du Four (voir plus haut, en partie A).

Il se trouve que le tracé de la cassure "f.Fn" prolonge assez exactement, sur la carte, celui de la faille des Charbonniers qui affecte les basses pentes du versant oriental du chaînon (à la latitude de Saint-Paul-de-Varces). Mais cette cassure ne se suit pas dans les pentes intermédiaires qui s'élèvent vers le col de l'Arc (lieu dit Pas de l'Aire) : au contraire elle se prolonge horizontalement vers le nord par le court tronçon du chevauchement du Bacon. Il est également difficile de croire qu'elle se prolonge vers le haut plus à l'ouest (conformément au tracé en tiretés de la carte géologique) car le ravin qui pourrait sembler lui correspondre ne montre rien de convaincant en ce sens (voir plus haut le cliché des environs du Bacon). On ne peut donc pas retenir cette interprétation.

Il découle de ces observations que, à l'instar de ce qui se passe sur le versant oriental, le tracé du chevauchement des Crocs s'infléchit vers le bas en convergeant avec la faille du Col de l'Arc, qu'il atteint peu au nord du point où le chemin l'emprunte pour traverser l'escarpement de rive nord du ravin de Font Froide (voir les clichés ci-dessus).

2 - La coupe méridionale, de la rive gauche du vallon de Font Froide (extrémité septentrionale de la Crête des Crocs), confirme en outre que la surface basale du chevauchement des Crocs ne pend pas vers l'ouest, à la différence de ce que font les bancs du Barrémien de sa lèvre supérieure ainsi que les dalles sénoniennes de sa lèvre inférieure (appartenant au flanc oriental du synclinal de La Fauge). Il est donc invraisemblable que le chevauchement des Crocs puisse s'abaisser vers l'ouest suffisamment pour qu'il finisse par s'y engager sous le Sénonien de la rive occidentale du vallon de Machiret (c'est pourtant, ce que suppose le dessin de la carte géologique et l'interprétation associée).

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Les abords méridionaux du Col de l'Arc, vus du nord depuis la crête SW de l'antécime 1951 du Pic Saint-Michel.
ØCr = surface de chevauchement des Crocs : elle s'abaisse de la gauche vers la droite (vers l'ouest donc), mais aussi de l'arrière (Sud) vers l'avant (Nord) ; f.cA = faille du col de l'Arc (sensiblement N130) ; f.S = faille du Saunier ; f.Fn = faille nord de Font Froide ; f.Fs = faille sud de Font Froide.
Le flanc oriental du synclinal de la Fauge (voir la page "La Fauge") devrait se raccorder au flanc inverse du synclinal du Cornafion (à gauche du cliché) si le cœur de ce dernier n'était pas masqué par le chapeau de la crête des Crocs.
Le rapprochement qui a embouti les deux lèvres du système faillé de l'Arc est orienté dans le sens du regard. La lèvre nord inclue la crête des Crocs et la lèvre sud tout le matériel sous les tirets rouges.

D'autre part la forte dalle des calcaires sénoniens du flanc oriental du synclinal de La Fauge, orientée N45, que coiffe le chevauchement des Crocs, s'interrompt assez brutalement à son bord nord en faisant place au Sénonien inférieur du fond de vallon de Font Froide. Il passe là une faille sud de Font Froide qui surhausse sa lèvre orientale selon un azimut N.140.

Le bord de la lèvre méridionale de cette faille sud de Font Froide montre que les couches y sont affectées par une torsion synclinale d'azimut N.120, déversée vers le SW, qui permet au Sénonien supérieur (à l'endroit) de s'engager vers le NE sous les marno-calcaires sénoniens inférieurs du vallon de Font Froide. Ce pli doit en définitive être la réapparition du cœur de la charnière du synclinal du Cornafion dont l'axe est tordu là en sens anti-horaire par le jeu du faisceau des failles de l'Arc.

L'interprétation de cette faille sud de Font Froide semble similaire à celle, d'orientation très voisine, qui affecte l'autre rive (nord-orientale) du vallon, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une faille secondaire oblique au grand synclinal du Cornafion. Il est envisageable qu'il s'agisse plus précisément de la réapparition, sur ce versant ouest, de la faille de Saunier qui traverse en biais, le flanc le synclinal du Cornafion sur le versant opposé (voir plus haut le premier cliché de la présente page).

3 - En contrebas nord-occidental du col on perd le tracé des divers accidents visibles aux abords du col (faille de l'Arc, chevauchement des Crocs et failles de Font Froide). À la place un seul tracé est disponible qui est celui du vallon de Machiret, qui s'ouvre du NNE vers le SSW depuis Collet du Furon. Il ne montre aucun affleurement sous la couverture quaternaire qui l'occupe mais sa rive occidentale appartient à la dalle chevauchante par continuité des ses affleurements au nord du Collet (voir la page "Lans"). Ce vallon de Machiret présente surtout la caractéristique notable que les couches du Sénonien y changent d'orientation, passant d'un azimut N-S du côté nord-occidental (synclinal des Suifs) à une valeur de l'ordre de N30 dans ses pentes orientales (flanc est du synclinal de la Fauge).

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Le versant nord-occidental de la crête des Rochers de l'Ours vu du sud-ouest, d'avion, depuis l'aplomb est de Villard-de-Lans.
Cette vue montre comment, sur ce versant, s'affrontent en biais, par l'intermédiaire de la faille du Col de l'Arc, les deux ensembles structuraux nord et sud du chaînon.
a.M = anticlinal du Moucherotte ; f.Si = faille de la Sierre ; s.S = synclinal des Suifs ; ØCr = chevauchement des Crocs ; f.A = faille du Col de l'Arc ; f.Fs = faille sud de Font Froide ; f.B = faille des Blancs ; f.Cl = faille des Clots (lèvre droite surhaussée) ; f.M = faille de Machiret (?), prolongement de la précédente ; f.P = faille de Pissavache (voir la page "Cornafion") ; s.C = charnière synclinale du Cornafion au niveau du Sénonien.
"br" (en jaune, au bord supérieur droit du cliché) = poche de taille décamétrique remplie de blocs métriques de matériel urgonien.
Le vallon des prairies de Machiret est occupé par un ensemble alluvial caillouteux où se succèdent bosses et replats, ce qui représente un ancien glacier rocheux* maintenant colonisé par la végétation.

Mais, contrairement à l'interprétation de la carte, il est exclu que ce vallon héberge un prolongement "plongeant " du chevauchement des Crocs, puisque la surface de ce dernier ne pend pas vers l'ouest plus fortement que les bancs sénoniens de sa rive orientale (ce qui lui ferait d'ailleurs recouper ces derniers une deuxième fois, en sens opposé !). Il faut donc admettre que son tracé est dirigé par la faille des Clots, qui affecte plus au sud le Val de Lans méridional (voir la page "Villard de Lans").

De plus cela impose qu'il se raccorde, par un tracé brisé à plus de 90° ouvert vers le sud, au faisceau de ceux du col de l'Alpe et du vallon de Font Froide (qui eux pendent vers le NE), délimitant ainsi, à la façon d'un antiforme conique plongeant vers le nord, un bloc méridional (des Crocs) qui s'emboutit sous un bloc septentrional (du Pic Saint-Michel) .

C/ Essai de vue d'ensemble

Le dessin global simplifié de ce système de cassures est représenté en relief sur la vue d'ensemble donnée par la figure ci-dessous. On peut observer que la surface majeure qui sépare le blocs nord et sud se moule grossièrement sur le bombement dessiné par le flanc est renversé du synclinal du Cornafion, qui affecte le compartiment droit (sud) de leur affrontement. Elle ne correspond pas à une simple juxtaposition de ce compartiment sud contre le compartiment nord mais aussi au fait qur le premier s'emboutit sous le second : c'est ce dont témoigne son enfoncement sous le chapeau de la Crête des Crocs) et, plus bas, le fait que l'extrémité nord-orientale de la dalle du flanc oriental de synclinal du Cornafion se termine par la lame urgonienne qui coiffe le grotte du Pré du Four (laquelle y est écrasée par l'étirement résultant de son engagement sous le chevauchement du bloc septentrional).

image sensible au survol et au clic

Vue plongeante vers le nord
sur les abords du Col de l'Arc (d'après une vue pseudo-aérienne obtenue avec google-earth), montrant la limite (en rouge) entre le bloc septentrional (du Pic Saint-Michel) et celui méridional (Cornafion) et le pivotement relatif (en sens horaire) des structures (axes de plis et sens de mouvement) du second.
f.B = faille des Blancs ; s.S = charnières du synclinal des Suifs ; f.Si = faille de la Sierre ; ØsA = chevauchement de Saint-Ange (+ chevauchement des Crocs) ; ØB = chevauchement du Bacon ; f.A = faille de l'Arc ; f.Fn = faille nord de Font Froide ; f.S = faille de Saunier ; f.Fs = faille sud de Font Froide ; f.Cl = faille des Clots ; f.M = faille de Machiret ; f.Ch = faille des Charbonniers ; s.C = charnières du synclinal du Cornafion, au niveau du Sénonien supérieur et à celui de la base de l'Urgonien (voir la page "Cornafion") ; ØP = chevauchement de Pissavache.


D'autre part les rapports entre ces deux compartiment comportent un jeu en pivotement de sens horaire, de l'ordre de 30°, de celui du sud par rapport à celui du nord (ceci se manifeste par le changement d'orientation des pendages qui a été souligné par les schémas rectangulaires et par ceux des charnières synclinales sur le cliché précédent). Il faut ajouter que ce dispositif amène la faille de Machiret à se prolonger, à son extrémité méridionale par la faille des Clots qui, en traversant le Val de Lans méridional sur toute sa largeur, fonctionne comme une frontière tectonique qui ferme, en le tranchant en biais, le synclinal de Villard-de-Lans, pli majeur du Vercors oriental (voir la page "Villard de Lans").

En définitive il existe donc, à la latitude du col de l'Arc, un véritable hiatus structural entre les deux parties du chaînon :
- la partie méridionale s'est essentiellement déformée par un ample plissement (le "synclinal du Cornafion", d'axe NE-SW ;
- alors que la
partie septentrionale se caractérise par un important "chevauchement de Saint-Ange" (sans développement de grands plis, mais transportant dans au sein de sa lèvre supérieure une flexure en genou, d'azimut N-S (l'"anticlinal du Moucherotte").

La différence majeure entre ce schéma interprétatif et celui des auteurs antérieurs (légende de la carte géologique) est que l'on observe pas là un systéme de plis couchés vers l'ouest qui serait doté d'un flanc inverse étiré par un chevauchement : il s'agit, très différemment, de la juxtaposition de deux compartiment (nord et sud) qui diffèrent par la façon dont se comporte le chevauchement unique et commun qui redouble leur succession stratigraphique (lequel n'a d'ailleurs rien à voir avec le chevauchement du Moucherotte) :
- au nord (Pic Saint-Michel) ce chevauchement "de Saint-Ange" disparaît en profondeur vers l'ouest et doit s'y poursuivre sous la dalle du Sénonien du synclinal de Villard-de-Lans ;
- au sud au contraire son prolongement "de l'Éperrimont" se redresse en un chevauchement "des Agnelons" qui émerge en franchissant la dalle du Sénonien à la crête de Crocs.

De plus l'articulation entre ces deux parties du chaînon s'avère accompagnée par deux particularités annexes qui sont :
1 - un emboutissage du compartiment méridional dans le celui septentrional. Il s'y produit à mi-hauteur de la pile des couches, ceci sans doute à la faveur de l'affrontement à ce niveau de deux formations rocheuses, l'Urgonien et les marnes de Narbonne, qui ont une résistance à la compression très différente. Il est cause de la peu inclinée disposition du chevauchement des Crocs qui correspond au refoulement vers le sud de la partie supérieure du compartiment septentrional de celui de Saint-Ange.
2 - une torsion de plus de 30°, à concavité ouest, du flanc oriental du grand synclinal du Val de Lans, sur le bord oriental duquel se greffent les structures qui ont édifié ce chaînon oriental du Vercors (on peut y voir un effet de la composante horizontale dextre qui affecte la faille des Charbonniers).

A ce propos on peut remarquer que les tracés des deux failles sub-verticales de Saunier et des Charbonniers - Col de l'Arc, qui se rencontrent aux abords occidentaux du Col de l'Arc, divergent à l'est de celui-ci selon un angle d'environ 40° : cela leur fait délimiter un compartiment intermédiaire qui correspond exactement à l'ouverture vers l'est qu'implique le pivotement relatif des deux tronçons, nord (Pic Saint-Michel) et sud (Cornafion), du chaînon.

Le schéma en coupe ci-après (en partie extrait de M. Gidon 1981) essaye de donner une représentation schématisée de ce hiatus structural qui se manifeste à la latitude du col de l'Arc. Elle suggère, mais sans les préciser, les rapports d'emboutissage du compartiment méridional sous le compartiment septentrional.


Schéma comparatif des deux côtés du Col de l'Arc (coupe nord en haut, sud en bas).
L'espace blanc séparant les deux coupes figure la disjonction tectonique occasionnée par l'accident transverse de la faille du Col de l'Arc (f.A) à l'ouest, prolongée à l'est par la faille des Charbonniers (f.Ch).
Sur la coupe inférieure on a représenté par un trait blanc le profil topographique correspondant au Roc Cornafion.
f.B
= faille des Blancs ; s.S = synclinal des Suifs (flexure orientale du synclinal de Villard de Lans) ; ? = rupture éventuelle de l'anticlinal occidental du Moucherotte ; ØsL = chevauchement de Saint-Ange ; ØCr = chevauchement des Crocs ; s.C = synclinal du Cornafion ; ØE? = Surface des Agnelons (= prolongement éventuel du chevauchement de l'Éperrimont).

 

Voir, au sujet de l'ensemble du chaînon du Moucherotte, la page "Vercors nord-oriental".

cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille Vif


Carte géologique très simplifiée du Vercors oriental à la latitude de Villard de Lans
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M. Gidon (1977), publication n° 074
légende des couleurs



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